
Et si, pour une fois, nous quittions les allées des brocantes ?
Le 29 septembre 2026, Le Sceau d’Hippocampe participait à OSE !, le Cercle Business des Entrepreneures organisé par la CCI Aix Marseille Provence, au Stade nautique Florence Arthaud à Marseille.
Parmi environ 70 dossiers déposés, 10 porteuses de projet et 10 dirigeantes avaient été sélectionnées pour pitcher.
Le Sceau d’Hippocampe en faisait partie.
Et avant même de monter sur scène, arriver jusque-là était déjà une belle victoire.

Faire entrer l’ancien dans une journée tournée vers demain
Beaucoup des projets présentés parlaient d’innovation, d’évolution, de nouvelles façons de travailler, de produire ou d’accompagner.
Le mien regardait dans une autre direction.
Je venais parler de bijoux anciens, de patrimoine et de transmission. De ces bijoux, objets et accessoires de qualité qui traversent parfois plus d’un siècle et auxquels je veux redonner une place, plutôt que de les voir réduits à leur poids d’or ou disparaître à la fonte.
Finalement, c’est peut-être justement pour cela que Le Sceau d’Hippocampe avait sa place parmi ces finalistes.
Préserver ce qui mérite de l’être n’empêche pas de construire l’avenir.

Avant les deux minutes
Heureusement, on ne nous a pas simplement donné un micro en nous souhaitant bonne chance.
En amont du concours, nous avons bénéficié de séances de coaching pour préparer le pitch. Et le jour d’OSE, les conférences, rendez-vous avec des experts et échanges se sont succédé avant la finale.

J’y ai surtout fait de très belles rencontres.
Des porteuses de projet qui, comme moi, sont encore en pleine construction. Des dirigeantes déjà installées. Des univers complètement différents du mien. Des projets innovants, d’autres profondément humains.
Certains m’ont beaucoup marquée. Et pour quelques-uns, je n’en dirai pas davantage…
Secret oblige.

Une caméra au détour d’un couloir…
Il y avait même eu un petit entraînement imprévu quelques heures plus tôt.
À mon arrivée, une journaliste d’Ecomnews m’a proposé une interview. J’étais, semble-t-il, l’une des premières pitcheuses qu’elle croisait — au point de lui expliquer que nos cordons orange lui permettraient de repérer les autres dans la journée.
Micro en main, caméra devant moi : première présentation improvisée de Le Sceau d’Hippocampe.
À la fin, elle m’a dit en substance que le projet était très beau et qu’il fallait que je le porte avec davantage d’assurance.
Quelques heures avant mon pitch et compte tenu de mon niveau de trac ce jour-là, le conseil tombait plutôt bien.
Reste maintenant à savoir si l’interview sera diffusée…
Et surtout si la journaliste et le montage auront été indulgents avec ma première prestation de la journée.
Affaire à suivre.
Les Coulisses du Sceau — quelques instants avant les deux minutes de pitch.

Et puis il y avait ce pitch
Deux minutes pour raconter presque deux années de travail.
Deux minutes pour expliquer pourquoi Le Sceau d’Hippocampe existe. Parler de bijoux anciens dont l’histoire s’est parfois perdue. De ceux que l’on transmet. De ceux que l’on recherche. Et de cette volonté de créer un lien entre bijouterie ancienne et patrimoine.
J’aurais aimé vous raconter que je suis montée devant le jury parfaitement sereine.
Ce serait faux.
Le trac était bien là.
J’ai même perdu le fil quelques secondes. J’ai repris mon antisèche, retrouvé mes mots et continué.
Le pitch n’était pas aussi fluide que celui que j’avais répété. Mais le projet, lui, était là.
Pendant quelques minutes, Le Sceau d’Hippocampe n’était plus seulement un projet travaillé derrière un ordinateur, dans mes livres ou au fil de mes recherches.
Il était présenté, expliqué et questionné devant des professionnels.
Et ça change quelque chose.
OSE 2026 : une journée de conférences, d’échanges et de prises de parole.

Ne pas repartir avec un prix, mais repartir avec quelque chose
Le Sceau d’Hippocampe n’a pas remporté l’un des prix de cette édition.
Au regard de la qualité, de l’ambition et parfois de l’impact très concret des projets présentés, je comprends aussi à quel point le travail du jury devait être difficile.
Mais quelque chose m’a davantage intéressée.
Chaque fois que j’ai expliqué Le Sceau d’Hippocampe à quelqu’un au cours de cette journée, la conversation s’est engagée.
On m’a posé des questions. On m’a parlé de bijoux de famille, d’objets conservés, de transmission, de recherches. Certaines personnes ont voulu comprendre comment fonctionnerait le projet.
Et ça, pour une entreprise qui n’a pas encore commencé sa vie commerciale, c’est précieux.
Je suis donc repartie sans trophée, mais avec des rencontres, des conseils, des contacts et surtout une confirmation : Le Sceau d’Hippocampe trouve sa place lorsqu’on le fait sortir de mes dossiers pour le confronter au monde réel.
Il peut parler à des professionnels de l’entrepreneuriat comme à des personnes qui, tout simplement, possèdent un bijou ancien ou un objet dont elles aimeraient connaître, préserver ou retrouver l’histoire.
C’est probablement ce que je garderai de cette journée.
Une entreprise ne se construit pas uniquement derrière un écran, dans les archives ou au détour d’une brocante.
Elle se construit aussi lorsqu’on accepte de la montrer. De l’expliquer. De la confronter au regard des autres.
Même lorsque la voix tremble un peu.

Le 29 septembre 2026, Le Sceau d’Hippocampe a osé quitter ses archives pour prendre le micro.